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francisyedan
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DIASPORA IVOIRIENNE : LA QUESTION DU RETOUR…

DIASPORA IVOIRIENNE : LA QUESTION DU RETOUR…

Publié le 03/02/2009 à 12:00 par francisyedan
Les actions des Ivoiriens de l’étranger se multiplient en direction de leur pays. La question du retour de cette diaspora se pose avec acuité. Mais, il faut préparer la nouvelle aventure après celle du départ. Que faire devant la peur de l'inconnu, devant des conditions de vie et de travail qui laissent à désirer…?


De passage a Abidjan pour les fêtes de fin d’année, Nadège B. résidant à Paris (Bobigny) depuis deux décennies voit d’un mauvais œil son retour en Côte d’Ivoire. Il n’est pas question pour elle de s’y installer. « Je me sens bien à Paris, où j’y ai fait toute mon enfance, et mes études. J’exerce dans une ONG et au département Projets d’une fondation française de développement durable. Je suis également caissière dans un supermarché » indique-t-elle, enthousiaste et laissant apparaître la pleine forme. Inutile d’évaluer les ressources financières de Nadège qui, par ailleurs, se sent bien intégrée au sein de la communauté française, celle de son époux. « Mes beaux parents nous ont offert comme présent de mariage, un chic appartement à Bobigny. J’ai assez de privilèges et de biens que je ne saurais avoir en Côte d’ivoire. Le retour, je n’y pense pas pour le moment », martèle-t-elle avant d’indiquer que bon nombre de ressortissants ivoiriens, vivant à Paris, n’envisagent pas un retour, pour la simple raison qu’ils s’y sentent plus à l’aise, et préfèrent aider les siens à distance.
Contrairement à Nadège, Mme Salimata Coulibaly veut rentrer. Mais la peur d’un retour mal négocié l’habite. Son mari est médecin vétérinaire. Elle travaille au service des marchés publics d'une administration en région lyonnaise (France) où ils vivent depuis 15 années. « Nous voulons rentrer en Côte d'Ivoire. C'est quelque chose que nous portons au fond de nous depuis un certain temps. Mais nous avons peur de l'inconnu car, nous avons trois enfants de 12 ans, 8 ans et 6 ans. Ma crainte est plus pour l'avenir des enfants et surtout si nous ne trouvons pas vite du travail, que deviendrons-nous ? »
Entre les candidats au retour et ceux qui n’y songent pas, il y a ceux qui ont décidé d’être à cheval sur les deux continents. Constant Couassi-Blé, opticien ivoirien basé à Lille, Dg de Ivoire Optique, en est un. Il a décidé de poser ses valises en France et d’utiliser son savoir faire pour avoir des acquis en Côte d’Ivoire. «Avec l’expérience, je peux développer quelque chose en Côte d’Ivoire. Mais ça ne m’empêche pas de vivre dans les deux endroits. Aujourd’hui, avec tout ce qu’il y a comme moyen de communication, tu peux aller partout où tu veux. Je suis ici et je suis en Côte d’Ivoire. Mon projet c’est avoir un ou deux magasins en Côte d’Ivoire. Cela, va me permettre d’y aller toutes les trois semaines, tous les mois. Ma valise est ici. Ma femme est française d’origine guadeloupéenne. Mes enfants sont nés ici. C’est donc ici que je fais ma vie. Je vais deux à trois fois par an en Côte d’ivoire. C’est pour cela que je commence à apprendre à gérer plusieurs magasins, faire des franchises et aller ensuite développer cela en Côte d’Ivoire. »
Ce triptyque dans la question du retour est à l’ origine du forum sur la problématique du retour au pays des Ivoiriens de la diaspora. Lequel forum a été initié du 17 avril au 17 mai 2008. Il s’est agi de fédérer les expériences et les inquiétudes de cette communauté en vue d’un retour maîtrisé, plein d’espoir comme ce fut à l’aller. Douze propositions ont été faites au travers d’un mémorandum. L’organisation des états généraux de la diaspora ivoirienne en vue d’un recensement des Ivoiriens de l’étranger et des organisations les mieux organisées. La création d’un service réservé à la diaspora au sein du ministère de l’Economie et des Finances pour faciliter les investissements et la mobilisation de l’épargne. La création au sein du gouvernement ivoirien d’un Secrétariat d’Etat en charge des Ivoiriens de l’étranger.
Conscient du fait que l'on ne peut pas négliger leur impact économique et financier, non seulement en termes de soutien aux exportations mais aussi de ressources financières et de transformation du capital de connaissances en capital économique, le président Laurent Gbagbo, a institué une direction des Ivoiriens de l'étranger auprès du ministère des Affaires Etrangères. Et a, en même temps nommé dans différents pays du G8 (comme l'Italie et les Etats-Unis) des ambassadeurs appartenant à la diaspora. Le président Ivoirien entend aussi favoriser la mise en œuvre d'une stratégie de rentrée des ivoiriens en se servant également d'encouragements très intéressants comme des facilités de crédit pour achat de logements. Les membres de la diaspora eux-mêmes voient eux-aussi leur rôle sous un jour nouveau.



DIASPORA IVOIRIENNE : UNE AUTO CONSCIENCE

Aujourd'hui, plus que jamais, les Ivoiriens de l’étranger sentent qu'ils ont une mission vis-à-vis de la Côte d’Ivoire ; celle de se sentir interpellés pour faire quelque chose, et ce, de façon urgente. D’où la création de la Coordination Générale des Ivoiriens de la Diaspora (COGID), dirigée par Jean Paul Ouraga. Membre du comité scientifique du forum sur la problématique du retour au pays, il a annoncé des états généraux qui se tiendront cette année 2009 à Grand Bassam. « Si nous avons rédigé un mémorandum sur la problématique du retour au pays, c’est parce que véritablement, les Ivoiriens aspirent à retourner au pays. Ceci est à mettre au compte de la crise, qui aura aidé à consolider le patriotisme, et une certaine union entre les Ivoiriens. Selon les estimations, il y a 1.500.000 Ivoiriens à l’étranger, dont 127.000 en France. Pour la plupart, ce sont des personnes qui ont une qualification. C’est qu’ils sont importants pour l’avenir de la Côte d’Ivoire. Le problème du retour réside dans les conditions de retour, les dispositions prises par l’Etat pour favoriser le retour et la réinsertion des uns et des autres », indique-t-il. Pour ce faire, la COGID propose l’élaboration d’un cadre juridique qui facilite la réinsertion des Ivoiriens qui aspirent à venir investir dans leur pays et la création d’un secrétariat d’Etat ou d’un ministère tout simplement. « La Direction des Ivoiriens de l’étranger ne sied pas. Elle est logée au ministère des Affaires étrangères, qui s’occupe de la politique étrangère de la Côte d’Ivoire » soutient Jean Paul Ouraga. Aussi, insiste-t-il sur l’économie et la science qui, selon lui, ont contribué au développement des nations. « Nous voulons que les Ivoiriens de l’étranger qui maîtrisent les NTIC par exemple, aident leur pays. C’est pareil pour l’économie. Nous avons également des propositions sur la moralisation de la vie publique. Aujourd’hui, la morale a foutu le camp dans notre administration et nos familles ».
En attendant un environnement favorable pour leur retour, les membres de la diaspora ivoirienne réalisent le poids et les responsabilités qui sont les leurs et la richesse qu'ils peuvent représenter pour leur pays. Toute chose qui milite en faveur des actions de Nadège B. qui contribue au développement de son pays tout en restant dans son pays d'accueil. Son rôle au sein de l’ONG lui permet de trouver des partenaires économiques à travers le monde, en vue de venir investir en Côte d’ivoire. C’est le cas de l’approvisionnement des populations des bas quartiers en eau potable, que des Américains ont initié il y a quelques temps dans la commune de Yopougon. Ils y ont apporté la logistique ainsi que des moyens financiers, pour doter lesdites populations en compteurs d’eaux, à hauteur de 90% la contribution. « Personnellement, j’ai organisé et équipé matériellement des jeunes filles, spécialisées dans les tresses modernes. Elles y gagnent bien leur vie. Elles sont pour l’instant installées dans la seule commune de Yopougon. Je compte étendre ce projet dans les villes de Sinfra, Bouaflé et San-Pédro » conclut-elle.


LE RETOUR : FORTUNES DIVERSES

Mauvaise maîtrise de l’environnement du pays, dépaysement, pression sociale ou familiale se muant en fardeau, déficit social et politique, précarité du marché du travail, retour non réussi… Que de traumatismes pour les candidats au retour !
La désillusion peut être aussi grande que les espoirs suscités! Jean-Philippe N’ZI, dentiste marié à une Française (deux enfants de 7 et 10 ans), s'est installé à Abidjan en janvier 2000. Il a ouvert une clinique en Zone 4, son épouse, médecin pédiatre, travaillant dans une clinique privée. Gagnant moins en France, ils ont avoué se sentir mieux à Abidjan par rapport à la vie stressante qu'ils menaient à Paris. Et puis, survinrent les évènements de novembre 2004. Le cabinet dentaire au rez-de-chaussée et leur domicile furent pillés par une foule hystérique et déchaînée. Ils ont été obligés pour survivre, de retourner en France, avec l'aide de leur famille française. Ils ont retrouvé du travail, mais la femme ne veut plus entendre parler de la Côte d'Ivoire encore moins d’y aller en vacances et moins encore d'y habiter.
Kra Pauline, quant à elle, a vécu dans la clandestinité en Suisse faisant le ménage et des baby-sittings etc. Il y a deux ans, elle est rentrée en Côte d’Ivoire, après huit années d’absence. Elle est propriétaire d'une petite maison de la SICOGI dans le quartier populaire de Yopougon. Elle y a ouvert un maquis, une petite boutique et un salon de coiffure. Les choses se sont dégradées très vite car toute la famille est à sa charge. Le pot au lait s’est brisé. Les espoirs se sont envolés sous le coc des pesanteurs familiales. Assurer l’école de ses frères et sœurs et apporter les soins à la maman dont la santé est déclinante. Le maquis est aujourd'hui fermé. La boutique n'étant pas régulièrement approvisionnée vient de fermer à son tour. Seul le salon de coiffure lui permet de survivre de ses illusions d'un retour mal préparé. Elle envisage de retourner en Europe.
A l’opposé, il y a des retours très réussis. Le cas du Dr Eric Akpa Essoh est un exemple. Il s'est fait engager par l'UFR de Biosciences de l'Université de Cocody. Avec l'intention de se construire un pied-à-terre à Abidjan il veut être sur place pour suivre les travaux, pour ne pas se faire gruger par un frère ou un cousin. Il rentrera à Abidjan avec un contrat académique et laissera sa famille en Belgique le temps d’avoir une assise. Son désir, apporter sa modeste contribution à la recherche scientifique ivoirienne après une absence de deux décennies.
Malgré ces tendances, le retour de la diaspora ivoirienne au pays est perçu par Dr Serge Nicolas N’Zi rapporteur général du forum sur la problématique du retour, comme un devoir moral, ne peut pas être utile qu'à soi-même. « Nous sommes hanté par la ruine d'un pays et portons aussi le deuil, le souvenir et le regard de nos parents, de nos morts, c'est-à-dire tous ces jeunes gens qui affrontent le désert sahélien et les mers déchaînées dans la quête d'une meilleure vie en Europe. Leurs cadavres sur les plages européennes nous interrogent, la déception et l’illusion des familles, nous donnent une obligation morale de porter témoignage, de porter la contradiction nécessaire à la réforme des esprits pour que l'immigration soit perçue dans nos pays africains comme un choix de désespoir et non un paradis. C'est dans ce sens que nous comprendrons mieux la profondeur de cette nostalgie du retour et des illusions qui en découlent » souligne-t-il.
Le retour étant un projet, Paul Ledjou, membre du débat sur le retour des ivoiriennes de l’étranger conseille ceci : « Un projet se conçoit, se prépare. Il faut nécessairement avoir les vraies informations sur le pays, sur les secteurs d'activité. Il faut enfin avoir "quelque chose" au pays avant de laisser la "branche" sur laquelle repose toute une vie. »
Une nette distinction entre le retour et le non-retour apparaît de plus en plus difficile à la lumière de la vaste gamme d'options qui sont, par exemple, disponibles dans l'ère des transports rapides et d'Internet.

Francis Yedan

:: Les commentaires des internautes ::

HENNAUT Clark le 06/12/2010
Bonjour, je cherche à joindre le Dr. Eric Essoh Akpa à Abidjan?
Pourriez-vous me transmettre ses coordonnées là-bas(mail)?

Merci,

Clark HENNAUT,
BELGIQUE